La difference entre Harware et Virtuel.

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La difference entre Harware et Virtuel.

Message par didguitare le Sam 3 Mai - 13:24

La différence entre hardware et virtuel :

De quoi se compose un synthétiseur hardware ? D’un clavier, un générateur sonore, une connectique, des boutons pour contrôler certains paramètres.

Qu’est ce qu’un expandeur hardware ? C’est un synthétiseur hardware sans clavier. Il est donc contrôlé uniquement via son entrée midi.

Enfin, qu’est ce qu’un synthétiseur virtuel ? Tout comme l’expandeur, c’est un générateur sonore, à la différence près qu’il est programmé sous forme de logiciel (software), utilisable sur un ordinateur classique (Mac ou PC) plutôt que d’être intégré à un ensemble de composants électroniques propres à ce synthé (composants qui constituent le synthé hardware). La connectique est bel et bien virtuelle, puisqu’elle s’effectue elle aussi de manière logique au sein de l’environnement logiciel (OS, séquenceur...).

Comment utiliser un instrument virtuel en pratique ? Il existe deux façons de l’utiliser :

En "stand alone", c’est à dire que vous lancez le synthétiseur comme un logiciel classique (comme votre traitement de texte par exemple). Dans ce cas, c’est lui qui gère les entrées / sorties MIDI et audio, il est indépendant de tout autre logiciel. Vous pouvez dans ce cas dédier cet instrument à cet ordinateur, et utiliser un séquenceur sur un autre ordinateur relié à celui-ci en midi.

En "plug in" : si vous utilisez un séquenceur du type Cubase ou Logic Audio pour composer, cette méthode est préférable. Vous pouvez instancier des instruments virtuels au sein de votre séquenceur d’un simple clic. Il existe différents formats propriétaires d’instruments virtuels sous forme de plug-ins : VSTi (VST instrument), MAS, et RTAS (on ne parlera pas des formats PC tel que DXi)

Les VSTi sont utilisés sous Cubase, Logic et tous les séquenceurs compatibles VST.

Les instruments au format MAS sont conçus pour le séquenceur MOTU Digital Performer

Les instruments au format RTAS ont été créés pour la plateforme ProTools de Digidesign.

Les trois grandes familles d’instruments virtuels :

Les synthétiseurs "lecteurs d’échantillons" utilisent des échantillons sonores stockés sur le disque dur (puis en RAM pour pouvoir être utilisés en temps réel). Ceux-ci ressemblent à des expandeurs généralistes ou spécialisés dans un style particulier (exemples : SampleTank, la série PlugSound, Edirol Hypercanvas...).

Les synthétiseurs à "modélisation" ont le fonctionnement profond est plus difficile à comprendre au premier abord. Les développeurs de ce type de synthés cherchent à imiter des instruments analogiques de manière la plus fidèle possible. Ils modélisent pour cela de manière simplifiée chaque composant électronique (ou groupe de composants) de l’instrument analogique à imiter, puis connectent (toujours virtuellement) ces composants entre eux. Le résultat est souvent plutôt réussi. L’initiateur de ce type de synthés virtuels est Rebirth de Propellerhead (imitation de TB-303), suivi de nombreux autres synthés (les produits Native Instruments FM7 et Pro52, Bitheadz Retro AS, Sonic Syndicate TS-404, la série Linplug...).

Les "sampleurs virtuels" (en français, échantillonneurs). La principale différence avec les synthétiseurs "lecteurs d’échantillons" est que les échantillonneurs lisent à peu près n’importe quel type d’échantillon (WAV, AIFF, ou formats propriétaires) et que de nouvelles banques d’échantillons sonores apparaissent régulièrement sur le marché. De plus, ils disposent de nombreux traitements sur les échantillons (notamment les filtres). Exemples de sampleurs virtuels : VSampler, Halion, Kontakt, EXS24, Gigasampler etc.

Pourquoi donc acheter des instruments matériels ?

L’utilisation de synthétiseurs virtuels comporte effectivement de nombreux avantages...

L’intégration de l’instrument au sein de votre séquence : le choix du son de chaque synthé est mémorisé avec la séquence, ainsi que tous les paramètres que vous aurez modifiés sur chaque instrument virtuel. S’il est utopique de croire que l’on peut retrouver sa séquence telle qu’on l’avait laissée un mois auparavant lorsque l’on utilise des instruments hardware, on peut objectivement espérer retrouver parfaitement le morceau si l’on n’utilise que des synthés virtuels

Le prix : les synthés et samplers virtuels coûtent bien moins cher que leurs homologues hardware, et pour cause : développer du code s’avère moins coûteux que de construire des instruments matériels.

La place : avoir 15 synthés virtuels dans son Mac ne prend pas plus de place qu’un seul instrument virtuel. Alors que 15 synthés hardware dans votre salon, ça prend de la place !

La facilité d’utilisation : tout étant virtuel, vous pouvez facilement router les sorties de chaque instrument ici ou là, ajouter un effet (lui aussi virtuel !) sur l’une des sorties... Tout le câblage se fait sans nœuds contrairement à l’arrière de ma table de mixage (bel et bien réelle pour sa part

L’évolution : les synthés hardware peuvent certes être mis à jour au niveau de leur OS, mais guère plus. Les synthés virtuels, comme tout logiciel, peuvent être mis à jour facilement (en téléchargeant les mises à jour sur le site de l’éditeur, par exemple)

La capacité de stockage énorme du disque dur : là où un synthétiseur hardware doit souvent se limiter en quantité d’échantillons de base utilisés (car la mémoire dépasse rarement 32 ou 64 Mo de données, les échantillons étant stockés en), les synthétiseurs virtuels ne sont limités que par la taille du disque dur et de la RAM ! Vous avez un disque de 60 Go ? Vous pouvez stocker 60 Go de sons - 100 fois plus que dans un synthé hardware !

Simplicité de gestion des sons : Pour ce qui est des samplers, il est beaucoup plus simple d’intégrer de nouveaux samples dans un sampleur virtuel (simple "glisser-déposer") que sur un sampleur hardware. De même, l’édition d’un échantillon sonore utilisé par votre sampleur via un éditeur audio se fait d’un double clic, là où l’opération est plutôt fastidieuse avec un sampleur hardware. (transfert du sample en SCSI pour pouvoir l’éditer)

Mais possède aussi ses limites :

Le son : lorsque les synthés virtuels imitent des synthés numériques, on s’y retrouve puisqu’un synthétiseur numérique reste à peu près équivalent à un synthé virtuel en ce sens qu’un synthétiseur hardware se compose d’une partie électronique (comparable à un PC ou un Mac) et d’une partie logicielle (comparable... au synthé virtuel !). Cependant, les imitations sous forme logicielle de véritables synthétiseurs analogiques sont souvent moins bonnes que les originaux. Le grain n’est pas forcément là. Les imperfections du son analogique sont difficilement imitables à la perfection à l’aide de lignes de programmation.

Le feeliing : ce qui m’a bloqué longtemps avec les instruments virtuels, c’est l’absence de boutons à tripoter comme sur un vieux synthé analogique, par exemple. Ce n’est pas avec la souris que vous allez pouvoir retranscrire les nuances de vos modulations.

La stabilité : loin de moi l’idée de relancer l’éternel débat de la stabilité des stations Windows versus MacOS. Dans les deux cas, utiliser un ordinateur sur scène est plus risqué que d’utiliser des machines physiques, robustes et rarement buggées. Attention, la stabilité n’est pas à confondre avec la fiabilité ! En effet, un logiciel est plus fiable (il ne tombe pas en panne matérielle) qu’un vieux synthétiseur analogique dont les composants vieillissent et peuvent tomber en panne. A l’inverse, point de panne dans un logiciel !

Les limites de votre ordinateur : Eh oui, chaque synthétiseur hardware possède son propre CPU et sa propre mémoire vive... qui ne sont utilisés que par lui. A contrario, chaque synthé virtuel consomme du temps de calcul sur le CPU de l’ordinateur, en fonction de nombreux paramètres (type de synthèse, polyphonie utilisée, effets ajoutés etc). Ce qui veut dire que si vous utilisiez 10 synthétiseurs hardware, vous disposiez de 10 CPU indépendants. Si vous utilisez maintenant 10 synthétiseurs en software, vous ne disposez que d’un seul CPU ! Vous pouvez donc être rapidement limité et devez disposer d’un microprocesseur puissant ainsi que de beaucoup de RAM. Et malgré tout, il faudra vous limiter, car souvent, les synthés virtuels sont utilisés au sein d’une séquence qui contient également des effets, des traitements sur le son (égalisation, etc), bref, de nombreux éléments qui eux aussi consomment du temps machine !

Deux conseils au passage : d’une part, il est préférable de relativement bien maîtriser l’outil informatique pour utiliser au mieux un synthé virtuel. D’autre part, il vous faut un ordinateur et une carte audionumérique suffisamment puissants pour ne pas avoir trop de latence. Sinon vous allez jouer sur votre clavier maître et le son va sortir avec un décalage temporel désagréable.

Notez enfin que certains constructeurs proposent des cartes audionumériques disposant de nombreux DSP intégrés (Ex : Creamware Pulsar, TC Powercore...). Ces constructeurs vendent avec ces cartes des instruments virtuels utilisant les ressources DSP de ces cartes. Cela permet de décharger le processeur central de l’ordinateur, tout en mettant la puissance des DSP en commun de tous les instruments virtuels utilisés. Ainsi vous n’avez pas besoin d’acheter 10 instruments hardware contenant chacun un processeur dédié. Avec une seule carte audio, vous pouvez jouer tous ces instruments. Vous n’êtes limité que par la puissance des DSP. Et, lorsque de nouveaux instruments virtuels sont développés pour cette carte audio, vous n’avez rien à changer, juste ces instruments à installer.

Alors, instruments hardware ou software ? Maintenant que vous connaissez les bases, les avantages et les inconvénients des instruments virtuels, la balle est dans votre camp ! A vous de découvrir quels instruments virtuels pourraient vous intéresser. A vous aussi de les utiliser à bon escient. Ma conclusion personnelle étant que le mieux est de marier synthés virtuels et synthés hardware, pour garder le meilleur de chaque monde. Il n’empêche que les instruments virtuels permettent une souplesse d’utilisation fort appréciable, et des économies idéales pour tous les non professionnels (mais aussi pour les professionnels...)

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